Points de vue

Grand Rabbin Gilles Bernheim - Le P’tit Hebdo

Yom Yerouchalayim


Après Yom Haatsmaout, le Jour de Jérusalem :"Si je t’oublie Jérusalem, que ma main droite m’oublie, que ma langue se colle à mon palais si je ne me souviens pas de toi, si je n’élève pas Jérusalem au sommet de ma joie »(Ps.137 ).Pour Israël, rien n’est comparable à Jérusalem, qui est la référence centrale, unique...



Journal d’une confinée
Madame Janine ELKOUBY


Journal d’une confinée N°17 - Madame Janine ELKOUBY


Il est tôt encore. Mes pas solitaires sonnent, résolus, sur l’asphalte et les pavés, dans le silence de ma ville. Je marche, masquée, le long des quais de l’Ill, qui flâne, indolente et paresseuse, entre ses hautes berges, laissant le ciel pur et la ville de pierres et de briques se mirer dans ses eaux étales...

 

Journal d’une confinée N°15 - Madame Janine ELKOUBY


Elle est morte ce matin. A l’hôpital. Loin de moi. Le téléphone me l’a appris. Le téléphone qu’on ne lui avait pas passé. Je ne lui ai pas dit au revoir. Maison de retraite. Fièvre, courbatures, épuisement. Quatre jours au fond de son lit, dans sa chambre qui s’évertuait à ressembler à l’appartement qu’elle avait dû quitter...

 

Journal d’une confinée N°14 - Madame Janine ELKOUBY


Elle est morte ce matin. A l’hôpital. Loin de moi. Le téléphone me l’a appris. Le téléphone qu’on ne lui avait pas passé. Je ne lui ai pas dit au revoir. Maison de retraite. Fièvre, courbatures, épuisement. Quatre jours au fond de son lit, dans sa chambre qui s’évertuait à ressembler à l’appartement qu’elle avait dû quitter...

 

Journal d’une confinée N°13 - Madame Janine ELKOUBY


Elle est morte ce matin. A l’hôpital. Loin de moi. Le téléphone me l’a appris. Le téléphone qu’on ne lui avait pas passé. Je ne lui ai pas dit au revoir. Maison de retraite. Fièvre, courbatures, épuisement. Quatre jours au fond de son lit, dans sa chambre qui s’évertuait à ressembler à l’appartement qu’elle avait dû quitter...

 

Journal d’une confinée N°12 - Madame Janine ELKOUBY


Un printemps d’azur, d’or et d’efflorescences mauves et roses illumine, jour après jour, ma ville. Ma ville où le temps, comme dans La Belle au bois dormant, semble s’être arrêté. Ma ville vide. Ma ville qui nous a vidés. Ma ville qui s’est libérée de nous...

 

Journal d’une confinée N°11 - Madame Janine ELKOUBY


Trois semaines… « Restez chez vous », n’ont cessé de nous marteler, dans des allocutions, des clips, des émissions télévisées, des posts sur Facebook ou Twitter, les hommes et les femmes politiques, les médecins et les soignants, les journalistes et les artistes...

 

Journal d’une confinée N°10 - Madame Janine ELKOUBY


Les jours se suivent et se ressemblent, s’étirent, se tirent, se tendent, peinent à arriver à la nuit. Le temps se traîne. C’est un temps nouveau, étrange, que nous ne connaissions pas et que nous nous employons, jour après jour, à apprivoiser...

 

Journal d’une confinée N°9 - Madame Janine ELKOUBY


Deux heures du matin. Insomnie. Tenace. Epaisse. Coriace. Je me tourne et me retourne dans mon lit. Et je tourne et retourne les infos qui tournent en boucle et je croule sous les chiffres qui s’écroulent sur nous...

 

Journal d’une confinée N°8 - Madame Janine ELKOUBY


Les malades tombent, les uns après les autres, comme des quilles. C’est un ouragan de mort qui se déchaîne. Ici et là-bas. Chez nous et ailleurs. Partout. Le fléau frappe à coups redoublés et aveugles, abat nos têtes et nos corps, nous jette à terre, affolés, épuisés, souffrants, haletants, atteint nos familles, nos amis, nos voisins, nos proches et nos lointains, nos frères et soeurs en humanité...

 

Journal d’une confinée N°7 - Madame Janine ELKOUBY


Le vent furieux de la peste déboule désormais des quatre coins de l’horizon, lame de fond, triomphante, irrésistible, balayant la terre entière, courbant les corps souffrants sous son souffle furieux, soumettant à sa logique égalitaire les riches et les pauvres, les puissants et les misérables, les arrogants et les humbles, les fortes gueules et les timides, sans distinction de couleur, de religion, de langue, de nationalité,...

 

Journal d’une confinée N°6 - Madame Janine ELKOUBY


Le confinement s’éternise. La ville s’est installée dans sa solitude, sans mal semble-t-il, surplombant, des toits de ses hautes maisons prussiennes, les larges avenues vides, leurs trottoirs désertés, leurs couloirs cyclables inutiles, leurs feux rouges qui clignotent pour rien...

 

Journal d’une confinée N°5 - Madame Janine ELKOUBY


Le soleil et la lumière sont de retour, ce n’était qu’une éclipse…Et tout le gris du monde s’est évaporé… Petite marche dans la ville désertée. Pas âme qui vive dans les rues que la peste a vidées, balayées par un vent froid, coupant...

 

Journal d’une confinée N°4 - Madame Janine ELKOUBY


Le printemps a capitulé. Le ciel se déverse en pluie, une pluie fine et têtue, qui glace les corps et les coeurs. Les arbres à peine éclos baissent leurs bras mouillés, des flaques comme des lacs trouent les rues désertes, une morne grisaille s’est emparée du monde, dehors, de l’autre côté des vitres dégoulinantes...

 

Journal d’une confinée N°3 - Madame Janine ELKOUBY


Mauvaises nouvelles. Dans la famille, dans la communauté, dans le quartier, dans le pays, sur toute la terre, la maladie étend sa toile, emprisonnant tous ceux qui, imprudence, imprévoyance, malchance, passent à sa portée, pompant leurs forces et leur vie,...

 

Journal d’une confinée N°2 - Madame Janine ELKOUBY


20 heures. Il fait nuit et silence. La rue en contrebas file à gauche et à droite, de part et d’autre du terre-plein central, où les voitures, comme prisonnières d’un sort jeté par de mauvaises fées, stagnent entre les marronniers,enlisées dans l’immobilité....

 

Journal d’une confinée N°1 - Madame Janine ELKOUBY


Confinés…En l’espace de quelques jours, notre existence a basculé : nos repères, nos habitudes, notre routine, notre rythme effréné mais rassurant se sont écroulés, la forteresse de notre vie que nous croyions immuable, s’est révélée n’être qu’un château de cartes, qu’un virus aveugle et conquérant, d’une chiquenaude indifférente, a jeté à bas...

 

Le Petit Hebdo - 9 Mars


La Haftara de la Parachat Para qui est tirée du livre d’Ezéchiel, nous donne l’occasion d’aborder ce prophète, la grandeur et la spécificité de sa Nevouah.La manière dont prophétise Ezéchiel, à partir de -593, en exil à Babylone, est sans précédent. Ezéchiel est un grand visionnaire.

 

Le rejet du rejet


Le récit de la rencontre entre Yitz’hak et Rivka débute par une coïncidence étonnante : « Yitz’hak venait de se rendre au puits de La’haï Roï »( 24,62), là précisément où le messager divin avait annoncé à Hagar la naissance d’Ishmaël (16, 7-14). Yitz’hak, nous dit le Midrash (1), était parti réconcilier Avraham et Hagar. Ainsi Avraham, qui vivait seul, avait repris Hagar, lui accordant une place de choix. En effet, elle est identifiée à Qetoura, dont les actions étaient...


La portée politique des songes


Joseph dès son arrivée en Egypte réussit en toutes choses grâce à l’aide divine. Le chapitre 39 de Berechit est ponctué à maintes reprises par les expressions: «D. fut avec Joseph «(v.2, 3, 21, 23), et le fit réussir dans tout ce qu’il entreprenait. Au point que Putiphar et le gouverneur de la prison royale lui confient tous leurs biens les yeux fermés. Entre l’ascension de Joseph par «Putiphar, chef des gardes» (v.1), et celle qui est le fait du gouverneur de la Rotonde, endroit où étaient détenus les prisonniers du roi: la chute, l’accusation injuste de la femme de Putiphar, l’emprisonnement...

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De Berechit à Chemot


Au moment où s’achève le livre de Berechit, une question se pose. Pourquoi Joseph et ses frères, passées les années de famine, s’attardent-ils en Egypte? Faut-il penser que la liberté de la famille de Jacob est désormais limitée? Celle de Joseph lui-même? On ne peut que s’interroger, lorsqu’on lit qu’après les jours de deuil, Joseph qui veut exaucer le voeu de Jacob d’être enterré auprès de ses pères à Makhpéla, ne s’adresse pas directement à Pharaon, mais doit passer par les fourches caudines du protocole.

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La Vocation D’isaïe


Nous lisons dans le livre de Chemot que « D. parlait à Moïse face à face » (33,11), et D. de préciser dans le même souffle : « Tu ne saurais cependant voir ma face, car nul homme ne peut me voir et demeurer en vie » (id,19). Mais dans la Haftara de chabbat Yitro, le prophète Isaïe écrit : « J’ai vu D. » (6,1). Deux affirmations qui sont l’une et l’autre bouleversantes. Nous ne pouvons rien dire de Celui qui, au sujet de Moïse, écrivit la première. La seconde provient d’Isaïe lui-même...

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La Grande Synagogue de La Victoire
17, rue Saint Georges
75009 PARIS

+33 7 66 53 92 46

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